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Homophobie

Nous sommes avec vous jusqu’au bout!

Le 17 mai est la Journée internationale contre l’homophobie
La Journée internationale contre l’homophobie, qui se tient le 17 mai de chaque année, est un événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie. La Fondation Émergence fait la promotion de cette journée principalement au Canada, et invite les organisations et les personnes à souligner cet événement dans leur milieu. Pour en savoir plus, visitez le http://www.homophobiaday.com/ (bilingue)

« Les mots peuvent blesser. Choisissez-les avec soin. »

Site Web de la Journée internationale contre l’homophobie présentant des idées pour la campagne 2010 : www.idahomophobia.org (principalement en anglais)
Vous pouvez acheter cette affiche en anglais ou en français sur le site www.pflagcanada.ca/


Qu’est que l’homophobie? C’est un malaise, de la peur ou de la haine, de la discrimination et de l’ignorance envers les réalités des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres. Elle s’exprime sous forme de discrimination, d’exclusion, de préjugés ou de violence physique ou verbale. Elle s’explique surtout par l’ignorance.

D’après la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (2001), les jeunes sont souvent exposés à des blagues homophobes et à des insinuations, du harcèlement, au rejet pur et simple et à de l’incompréhension, et sont parfois victimes de violence. Au moment même où ils ont le plus besoin d’un milieu scolaire et familial qui les soutient, ils sont trop souvent laissés à eux-mêmes, incapables d’aller chercher l’aide dont ils ont si désespérément besoin. Dans bien des cas, de telles situations peuvent les amener à refuser leur propre orientation sexuelle, à abandonner l’école et, dans certains cas, à fuir leur propre famille.

Comment se présente l’homophobie? Se faire appeler « fif » ou « gouine » est une insulte courante dans bien des cours d’école. « C’est tellement gai! » est aussi une expression méprisante qu’on entend souvent. Vos amis peuvent aussi parfois utiliser un langage irréfléchi sans même se rendre compte qu’ils sont blessants. Cependant, si cela vous offense, si cela vous fait vous sentir mal, c’est offensant, que cela ait été intentionnel ou non.

Mais pourquoi vos amis utiliseraient-ils des mots qui vous blessent? Beaucoup de gens ne veulent pas vraiment être insultants. Ce sont juste des mots qu’ils entendent depuis qu’ils sont tout petits. L’hétérosexisme, l’idéologie avec laquelle bon nombre d’entre nous avons grandi, est la présomption que tout le monde est hétérosexuel, que cette orientation est supérieure et que tous les autres choix doivent être rejetés. Mais l’orientation sexuelle n’est pas un choix. Nous naissons LGBT et notre seul choix est celui de la façon dont nous décidons de vivre notre vie. Quand les enfants LGBT commencent à apprendre que leur propre orientation sexuelle ne correspond pas à ces valeurs hétérosexistes, ils luttent contre leur propre homophobie intériorisée, contre celle de leurs amis et de leur famille, et aussi contre celle de la société.

Les études actuelles montrent que, selon des estimations prudentes, environ une personne sur dix s’identifie comme LGBT. Ce nombre substantiel nous dit que les vues hétérosexistes ne sont pas acceptables. Nous devons tendre l’oreille et nous occuper des jeunes aux prises avec des sentiments d’isolement et d’aliénation, et qui ont peu ou pas accès aux ressources et à l’assistance que la société accorde habituellement devant le stress de la vie. [2] Le stress causé par l’homophobie peut être pire que les autres types de stress ressenti par les jeunes, en raison du sentiment de rejet et de la nécessité de cacher leurs sentiments, d’une croyance que personne ne les comprend ou de l’impression qu’ils n’ont pas accès à une communauté de soutien et de gens qui comprennent ce qu’ils vivent et qui s’en soucient.

Alors, comment pouvons-nous lutter contre l’homophobie? La présence de personnes de soutien aux alentours pendant sa découverte de soi et, éventuellement, sa sortie du placard est le meilleur moyen d’apprendre que vous n’êtes pas dans le tort ou mauvais, et que c’est une partie naturelle de la vie. Il incombe aux institutions et aux organismes axés sur les jeunes d’informer leur personnel et tous les enfants sur la diversité des orientations sexuelles, et de les encourager à exprimer le respect des différences. Il y a des organismes communautaires à Montréal qui offrent des services de soutien pour aider à prévenir l’homophobie. Nous devons informer les gens des faits sur les autres orientations sexuelles et, surtout, de la nécessité de traiter chacun avec respect et dignité.

Le Centre jeunesse LGBTQ de Beaconsfield vise à connecter les jeunes LGBT à une communauté de personnes qui ne portent pas de jugement et qui vont s’aider mutuellement à se découvrir en tant que personnes LGBT et à se soutenir les uns les autres, tout en explorant ce que cela signifie que d’être identifié comme allosexuel et en s’en servant comme moyen de combattre l’homophobie et ses effets. Que vous appreniez à vous accepter vous-même ou à accepter une personne que vous aimez, il peut être utile de parler avec quelqu’un qui comprend ce que vous vivez. Et ici, la diversité est une richesse et non pas contestée.

Nous sommes avec vous jusqu’au bout.


Quatre étapes de l’homophobie

Il y a plusieurs étapes ou niveaux par lesquels passent les personnes et les groupes dans la compréhension des gais et des lesbiennes. Des études récentes sur les réactions des gens aux gais et lesbiennes ont mis au jour ce qui suit. Nous vous invitons à trouver où vous vous situez dans ces niveaux, puis à vous demander si vous voulez y rester.

1- Répugnance

Penser à des hommes ou à des femmes étant ensemble déclenche un malaise intense. Nous voyons les gais et les lesbiennes non comme des personnes, mais comme des malades et des pervers, des êtres répugnants. Nous sommes hostiles et nous pouvons participer à des insultes homophobes. Nous ne voyons rien de mal à la discrimination contre ces personnes; elles ne cherchent qu’à molester nos enfants et méritent d’être battues.

2- Tolérance

Nous en connaissons quelques-uns ou quelques-unes et nous pensons que, aussi longtemps qu’ils n’en font l’étalage, nous pouvons nous en accommoder. Nous évitons d’utiliser le mot « gai » et de rire à leurs dépens. Tout le monde sait qu’« ils » détruisent le tissu traditionnel de la famille et sapent les valeurs familiales.

3- Acceptation

« Vivre et laisser vivre. » Nous avons des amis et des collègues qui sont « comme ça » et nous pourrions même socialiser avec « eux ». Nous disons que nous accueillons volontiers les gens comme « eux » dans nos églises, mais nous espérons qu’ils ne seront pas trop nombreux à se présenter de peur de nous faire connaître comme une église « gaie ». Nous espérons probablement qu’« ils » ne feront pas tout un plat de leur mode de vie. Nous pouvons avoir lu un livre sur le sujet, mais nous n’en possédons aucun.

4- Appréciation

Nous célébrons les dons uniques que les gais, les lesbiennes et les bisexuels apportent parmi nous. Nous utilisons les mots gai et lesbienne dans nos conversations et parlons librement de nos amis gais à des personnes qui ne le sont pas. Nous estimons que la vérité sexuelle des personnes est essentiellement non pertinente. Nous entretenons des liens étroits avec des hommes gais et des lesbiennes et nous les accueillons comme des égaux.

Où vous situez-vous? Où, alors, nous situons-nous?



          Tiré d’un sermon du révérend Shaun Fryday, de l’Église Unie de Beaconsfield, en 2006.


Coalition jeunesse montréalaise de lutte à l’homophobie
Orientation sexuelle et homophobie : Mieux intervenir auprès des jeunes
Les organismes communautaires jeunesse et les associations étudiantes ont mis leurs forces en commun afin de créer un document indispensable pour les intervenants. Ce document réalisé par la Coalition jeunesse montréalaise de lutte à l’homophobie répertorie les outils et les ressources offerts dans la région de Montréal.


[1] http://www.coalitionjeunesse.org/documents/CoalitionJeunesse_Guide_vFR_Optimale.pdf

[2] (Waldo, Hesson-McInnis et D’Augelli, 1998; Saunders et Valente, 1987; Prince, 1995) tiré du document Les coûts de l’homophobie: analyse de documentation sur l’impact économique relié à l’homophobie au Canada (en anglais).

http://www.rainbowhealth.ca/documents/english/homophobia_human.pdf

Rosario, M., Schrimshaw, E., Hunter, J., et Braun, L. (février 2006). Sexual identity development among lesbian, gay, and bisexual youths: Consistency and change over time. Journal of Sex Research, 43(1), 46–58. Extrait le 4 avril 2009 de la base de données PsycINFO.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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